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Je me suis alignée professionnellement pour m’accomplir personnellement

 

Depuis quelques temps, j’avais envie d’écrire un article un peu plus personnel ici même si finalement, il est intimement lié au pro.

Peut-être que certaines (ou certains) se reconnaîtront dans ces paroles, ou peut-être pas mais voici mon histoire.

Si certaines femmes se révèlent en devenant mamans (autant professionnellement que personnellement d’ailleurs), dans mon cas, ce n’est pas exactement cela qui s’est passé. Je me suis révélée maman lorsque je me suis trouvé professionnellement. Je vous raconte ?

Mes rêves, mon ambition

Je n’ai jamais rêvé d’une carrière époustouflante avec un salaire géantissime ou des références à couper le souffle ! Par contre, j’ai très fortement rêvé d’un job où je pourrais m’éclater, créer et quelque part être complètement libre. 

J’ai travaillé pendant 7 ans dans une boîte avec une hiérarchie, des process, des contraintes, des freins. Certes, j’ai pu me former au marketing, à la com, à la stratégie, au développement produit, j’ai managé, recruté, formé… Je dois être honnête. Oui, je me suis amusée les 4 premières années lorsqu’on était encore en mode start-up. J’étais responsable des coffrets marques blanches au sein du groupe Smartbox, et je gérais des marques comme Fauchon, Relais et Châteaux, Lucien Barrières, Caudalie, Gault Millau… Le travail était dense mais les projets ultra intéressants. Je travaillais sans compter mais ça me plaisait. 

J’ai eu mon premier enfant, Raphaël dans ce contexte plutôt intense mais épanouissant finalement. J’avais trouvé un job où je pouvais m’amuser et où j’étais autonome.

La désillusion

J’apprends la grossesse de ma fille Anna. Je suis immédiatement alitée et ce durant les 9 mois qui suivent (ou presque). Lorsque je reviens après mon congés mat, mon poste n’existe plus, mes marques non plus, le service a été complètement redécoupé et on m’attribue un nouveau job sans avoir trop le choix de refuser. Je suis au marketing international du groupe. J’ai l’impression que mon poste se cantonne à analyser des chiffres et à sortir toujours les mêmes produits pour la millième fois. C’est la douche froide. Je suis aussi la seule maman de l’équipe ce qui n’arrange clairement pas mon cas. Oui, oui, je suis bien celle qui prend ses après-midi en partant à 17h.  Vous voyez de quoi je parle ? Mes nouvelles missions me démoralisent d’avance. Ma chef est à la limite du harcèlement. 

Le déclic puis l’alignement des planètes

Un soir, après la parole magique de mon amoureux, “ tu te plains tous les jours mais voici une seule question très simple pour toi : veux-tu rester dans cette boîte ? ”, tout s’éclaircit soudainement. En une fraction de seconde, je prenais la décision évidente de partir le plus vite possible. À ce moment-là, j’ai ressenti une sensation de liberté et de joie intense. Je crois que c’est à ce moment que je me suis autorisée à potentiellement écrire une nouvelle page. 

1 mois après, on nous annonçait la délocalisation du marketing à Dublin et 4 mois plus tard, je partais dans le cadre d’un plan économique. Les étoiles étaient on ne peut plus alignées. 

Pendant tout ce temps, je suis une maman ‘moulti-tâches’ (comme nous toutes), j’essaye de jongler entre boulot, courses, ménage, 2 loulous en bas âges… Je me vois souvent comme un robot aux multiples bras métalliques effectuant toutes ses tâches à répétition sans jamais aucun répit. Image peu flatteuse j’en conviens. J’essaye de faire de mon mieux mais je dois bien admettre que je laisse peu de place aux plaisirs de la maternité. Durant cette même période mon amoureux perd ses parents et j’essaye de le soulager en le laissant le plus possible tranquille mais en m’épuisant toujours un peu plus. 

Le besoin de se trouver

Dès lors que mon choix de quitter l’entreprise apparaît comme une évidence, j’ai une obsession : créer ! Je pense que j’ai finalement j’ai un peu peur de ne pas réussir à trouver ma place, mon rôle, mon but. Je passe par des centaines d’idées, de projets, de métiers, de reconversions… Blog, marque de bijoux, tableaux, boîte d’événementiel, goûters d’anniversaire, CAP pâtisserie … Bref, autant vous dire que ça cogite pas mal sans grand succès. 

Le lâcher-prise de mon “futur” ancien job me permet de souffler et de (re)découvrir tout doucement les plaisirs simples du quotidien et les petits kiffs d’être une maman. Au même moment, je dévore les nouveaux magazines de type Flow, Respire, et je m’intéresse aussi beaucoup à la psychologie positive et au développement personnel. Tout ça me donne encore plus envie de réinventer mon job ! La date de mon départ de l’entreprise est proche et j’ai 2 ans (de chômage) pour me trouver. 

Cette formation qui m’a donné des ailes

Dans le cadre du plan de départ, j’ai la chance de pouvoir choisir une formation qui sera 100% pris en charge par la boîte. Sans savoir à quoi cela va bien pouvoir me servir, je m’oriente sur une formation de design graphique aux Gobelins. J’ai toujours voulu maîtriser les logiciels de la création graphique alors c’est l’occasion rêvé ! Durant 6 mois je me rends sur Paris, je rencontre des professeurs époustouflants et je découvre chaque jour de nouvelles techniques. C’est une révélation. 

En parallèle, des amis d’amis et de la famille me demandent un logo par ci, un logo par là. Ils ne sont pas certains du nom à donner, ne se sont pas vraiment posé de questions sur leurs cibles, n’ont pas non plus réfléchi à leur positionnement… Mon passé et ma passion du marketing me rattrape et je me mets à rédiger mes premiers workbooks qui deviendront vite le Do It Your Marque, aux éditions Eyrolles. Je réussi peu à peu à créer un job qui me ressemble et où je peux utiliser toutes mes compétences. Le labo Ça Cogite dans la Boîte naît et la suite vous la connaissez.

Se sentir alignée

Pour revenir à mon introduction, certaines femmes se révèlent (personnellement et professionnellement) à la naissance de leurs enfants. Pour ma part, je me suis révélée maman lorsque je me suis trouvée professionnellement. J’ai longtemps pensé que ça n’était pas normal d’avoir ce besoin de quête professionnelle lorsqu’on devient maman car nos enfants devaient suffire à notre épanouissement, non ?!

Aujourd’hui, je pense que le plus important c’est notre équilibre et ce dont nous avons véritablement envie chacun et chacune. Certaines vont trouver leur flow en devenant mère à temps plein, d’autres en se révélant professionnellement et encore d’autres en trouvant le juste équilibre. J’ai la chance d’avoir un mari qui m’a soutenu depuis le début pour que je puisse enfin créer un job à moi et maintenant que je commence à avoir une activité plutôt stable, je ressens finalement ce besoin d’être plus présente pour ma famille et pour mes enfants. Je n’ai toujours pas cette envie de grandeur ni cette quête de la boîte à 1 million même à 100 000 euros d’ailleurs. Oui, j’ai des ambitions mais elles restent raisonnables et pertinentes pour moi dans ma situation actuelle. J’ai surtout 2 enfants encore pas très grands qui ont la chance d’avoir une maman présente et à côté de l’école. Je profite chaque jour un peu plus de cette chance de pouvoir gérer mes journées sans trop de contraintes, de faire un travail que j’aime, de développer mon concept, de créer toujours plus, d’écrire quand j’en ai envie… et tout ça en m’épanouissant doucement mais surement dans mon rôle de maman. Car ce qui est certain aussi c’est que nous ne naissons pas mère mais nous le devenons chaque jour un peu plus. Et finalement en y pensant bien, l’accomplissement personnel est indéniablement lié à l’alignement professionnel et inversement.

Et vous ? Comment vous ressentez tout ça ? Où vous vous situez ?

Je vous souhaite un excellent week-end !

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